introduction de mon nouveau roman en cours
Dans la catégorie : Récits
par Rémy Garreau
Bonjour à tous et toutes, je partage ici l'introduction du nouveau roman que j'écris. Je n'ai pas encore trouvé de titre, mais cela viendra :)
Le vieil homme regarda lentement autour de lui. Tout n’était que désolation, sur fond de ciel nocturne déchiré par les orages incessants. La terre vibrait et volait en éclat sous ses pieds, accompagnant d’un vacarme inquiétant les colonnes de flammes que vomissait le sol.
La chaleur attaquait son corps avec la hargne d’une armée enragée, portée par les bourrasques cruelles de la tempête. La vue brouillée par la vapeur, Fergus avança prudemment, protégeant son visage aussi bien qu’il le pouvait. Les gravats volaient sans interruption, couvrant sa peau découverte de coupures brûlantes.
« Arrêtez ! »
Un râle de découragement suivit son cri. Implorer la pitié n’aurait pas influencé son sort pour autant. Et ce geste vain ne le rassurait pas le moins du monde. Peu importaient le lieu ou la situation, jamais de sa vie il ne s’était résolu à demander un peu de pitié. Mais cette nuit était différente. Ce n’était pas la première fois que le déroulement des choses lui échappait. N’importe quel autre débordement ne l’aurait pas découragé. Il aurait cherché une solution, laissant son esprit rétablir l’ordre de ses pensées. Mais ce que son esprit lui indiquait à cette heure, c’était que quiconque aurait été impuissant devant un tel phénomène.
Au loin, quelques bâtiments éventrés élevaient encore leurs silhouettes têtues, en bordure du cratère au cœur duquel Fergus s’évertuait à survivre. Au-dessus d’eux, des centaines de corbeaux croassaient, cédant à l’affolement. Un instant durant, il les avait confondus avec ces nuages noirs et lourds qui semblaient vouloir rapprocher les cieux de la terre dévastée. Mais au final, il voyait sa propre détresse dans leur crainte animale.
La chose qui jaillissait du sol dévasterait tout sur son passage. Il l’avait toujours su. Et sa longue quête pour empêcher cette fatalité l’avait menée jusque dans la bouche béante du diable, alors que le temps n’était plus à la lutte. Tout n’était pourtant pas joué, il en avait la certitude. Le monde pouvait se relever d’un tel désastre. Ce qui l’inquiétait le plus, c’était d’en imaginer l’état. Malgré la puissance de l’ancien fléau, Fergus avait confiance en la race humaine.
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a écrit il y a 11 mois :
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a écrit il y a 11 mois :
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