A Charles Baudelaire v3
Dans la catégorie : Poèmes d'amour
par Aimé Comoé
La passante qui t'a hanté
A feint de t'ignorer ;
Dieu a fait de son reflet
Le palais de ton sonnet.
Cette fleur du mal, au visage opale,
Qui foudroyait l'univers,
Aurait brisé ton coeur de cristal;
Elle n'avait qu'une main de fer
Dans un gant de velours.
Telle une gazelle foudroyée par un ours,
Elle t'aurait englouti sans efforts
Et sans remords.
Noble poète de France,
Dans les artères de la terre
Tu demeures un mystère
Qui sans cesse nous encense.
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