Ain-Draham
Dans la catégorie : Écriture automatique
par Arfaoui Dandoun
Les oiseaux, des moineaux, des mésanges, des merles, eux aussi surpris par la neige se rapprochaient des maisons, cherchant un peu de chaleur et de nourriture. Notre mère nous donnait une mie de pain, des grains de blé ou d’orge qu’on leur jetait. Certains s’aventuraient, poussés par le froid et la faim, jusqu’à entrer à l’intérieur. On était tellement heureux de les accueillir, et on chassait très vite le chat, réjoui par cette aubaine !
A la tombée de la nuit, on allait, ma sœur et moi chez la voisine, qui vivait seule depuis que son mari était mort et que ses fils étaient partis travailler à l’étranger, lui apporter un repas chaud, du thé et des galettes.
Cette vie modeste, cette sagesse qui prend ses racines dans la nuit des temps, cette solidarité, cette vie en harmonie avec la nature, les avons-nous, dans le tumulte des grandes villes, perdues à tout jamais ?
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