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Ain-Draham

Dans la catégorie : Écriture automatique

Photo de Arfaoui Dandoun par Arfaoui Dandoun

Dans les possédés, Dostoievski, en parlant des montagnes suisses, avait dit « ces montagnes, qui bloquent la vue et écrasent la pensée ».
Je pense que si les montagnes bloquent la vue, elles exaltent l’imagination, elles incitent à l’escalade, au dépassement, au voyage et que loin d’écraser la pensée, elles poussent à la méditation, elles stimulent les sens et exhortent à la réflexion.

Il y avait ces coups de tonnerre, très forts, percutants, assourdissants. On se blottissait, moi et ma sœur contre notre mère. Elle nous serrait très fort, nous réconfortait, nous emmenait dormir et nous racontait une de ses histoires ou le réel se mêlait au fantastique, les djinns, les loups, les géants, les nains, et l’histoire était chaque soir très belle, cohérente, touchante où le bien triomphait toujours du mal..

Puis, il y avait ce silence, lourd, inhabituel, suspect. Pas un aboiement de chien, pas un hurlement de chacal, un silence de mort.

On s’endormait très vite.

Au petit matin, on se levait joyeux, sans même savoir pourquoi et on courait à la fenêtre. Le spectacle était éblouissant. Il avait neigé ! Les flocons continuaient de tomber en tournoyant au gré des vents, les arbres étaient déjà recouverts de neige, tout était d’un blanc étincelant. On sortait en courant, malgré les rappels de notre mère, et on allait jouer avec la neige, heureux, ne comprenant pas l’air soucieux de nos parents.

La neige était tombée un peu tôt cette année, elles les avaient surpris, le bois pourrait manquer, les enfants ont besoin de vêtements chauds, ils grandissent si vite, les petits soucis de tous les jours, que notre insouciance d’enfants ne pouvait même pas soupçonner.

Mon père s’occupait avec mes grands frères du sciage des rondins de bois, et on l’entendait qui criait lorsque l’un deux laissait échapper la poignée ou ne tenait pas la scie droite, on en riait en douce.

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Les commentaires

Affichage de 5 commentaires sur 5 commentaires

Photo de Arfaoui DandounArfaoui Dandoun

a écrit l'an dernier :

Merci Safia.
Merci nefissa, comme j'aimerais lire ces poèmes !
Amicalement.

 

Photo de Safia TrikiSafia Triki

a écrit l'an dernier :

Bonsoir Arfaui

Je vois la lumière de mon pays dans ce très beau texte où le style limpide coule comme les sources du village d'Ain Drahem et sa fonte de neige.Je suis fière du paysage varié de la Tunisie .

Amicalement

 

Photo de Nefissa TrikiNefissa Triki

a écrit l'an dernier :

Salut Arfaoui
Ce trés beau texte est Trés bien écrit.Il m'a envahide joie!!
Je sens que c'est mon monde .
J'adore AIN-DRAHAMet et j'ai glorifié ses trés belles montagnes dans un poéme en arabe .
Amitiés

 

Photo de Arfaoui DandounArfaoui Dandoun

a écrit l'an dernier :

Merci Samia
Amtiés

 

Photo de Samia Lamine Samia Lamine

a écrit l'an dernier :

Bonjour Arfaoui.

JE TIENS à te saluer pour ce flots de textes et poèmes que tu nous fait partager.

Ain Draham, ce petit village dont l'aspect géographique rappelle plutôt le nord de la méditerranée est très beau. ET ton doux texte a réussi à décrire la beauté de la vie dans ce village et de ses habitants.
La question de clôture met si bien en valeur la vie non sédentaire par la mise en opposition avec la vie en ville. ET pour y répondre, bien sûr la réponse est négative tant les grandes villes sont polluées sur tous les plans tant humain que écologique.
Beau texte à la Rousseau n'en déplaise à Voltaire!
AMITIES.
SAMIA.

 

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