Poème d'amour tranquille
Dans la catégorie : Sonnets
par David Bernard
J’aimerais tant croquer la paume de ta main…
Et le safran boisé aux lèvres clandestines
De la moiteur du soir, leurs saveurs sont mutines
À l’accalmie de l’heure, au sommeil qui vient.
Je confondrais sur toi, approcherais de loin…
Le haut et puis le bas, la surface et l’intime
Le chaud et puis le froid, l’immense et puis l’infime
Jaloux du moindre souffle et cupides de soin.
Ces genoux sont les tiens ? Et nos coudes ne restent
Que les clefs d’une voûte ou bien l’arche d’un geste,
Mobile de cuir doux, cabane à l’abandon.
Dans tes chutes de reine où les courants d’air osent
Propager le frisson de tes clins d'horizon,
Je lisserais ces grains d’une main qui se pose.
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