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premier ciel

Dans la catégorie : Écriture automatique

Photo de  Obsidienne par Obsidienne

J’ai glissé sur cette larme et je suis tombé dans ses bras, les paillettes amoureuses se sont éparpillées, retombant sur le sol en marquant la trace de nos corps épousés. Dans ce silence nouveau, épaissi par des tristesses permanentes, volatile comme la prière que se font les amoureux, dans ce silence clair nos deux cœurs cherchaient leur rythme. Et parce que nous faisions attention à l’autre, une tranquillité inattendue s’est emparée de nous. Le sentiment de vivre un moment vrai remplaçait un vieux fantasme et donnait une dimension nouvelle à notre définition de l’amour. Nous étions nos marionnettes. Nous dialoguions brusquement avec notre peau, nos bras et nos chevilles, en cherchant cet équilibre que nos paroles assuraient, comme des ficelles habiles. Les questions bouillantes trouvaient le chemin de nos yeux pétillants et de nos sourires qui s’embrassaient doucement. Nous nous échangions sans un mot les interrogations effrayées et les résolutions inoxydables qui donnaient à l’éternité naissante la direction de notre envol. Alors, nous dérobant aux obligations terriennes, nous nous sommes offert un petit bout de ciel.

Les commentaires

Affichage de 2 commentaires sur 2 commentaires

Photo de Mohamed NouriMohamed Nouri

a écrit l'an dernier :

Bonsoir Obsidienne,

Dans ton beau poème en prose, le dialogue entre les âmes et les corps s'est bien instauré. Il augure d'une fusion totale chargée de promesses.
Belle écriture, fruit d'une laborieuse recherche stylistique.

Amicalement.

 

Photo de Friandise Friandise

a écrit l'an dernier :

quelle douceur, elle donne envie de renouer le dialogue, encore et toujours

 

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