Rosé, le soir
Dans la catégorie : Sonnets
par Pierrot ...
L’esprit s’enivre au rythme des corps qui s’agitent,
Se mêlent, s’affolent, s’attirent et communient en fuite
Dans un élan de désir, les rires se répondent,
Les soupirs déchirent l’air, les différences se fondent.
Les vagues ocres fluctuent sous la pression des bulles,
Les volutes s’élèvent et la scène bascule.
Les tireurs de ficelles ont alors pris leur pause.
Le temps s’arête, laissant place aux rêves de la prose.
Ils aiment, respirent leurs airs, partagent, offrent et reçoivent
L’Eden du partenaire étant si proche et suave ,
Ils s’abandonnent et se perdent dans l’espace-temps.
La célébration de la chair s’achèvera
Quand les corps seront las et fiers de trop de sang
Et leurs fluides ne formeront qu’un simple amas.
PC Décembre 2006
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