Ma deuxième religion
Dans la catégorie : Récits
par Abdelhadi Ait Lahecn
Ma deuxième religion.
Par où commencer ?...voilà ! J’ai commencé par une question car ma vie passée était un bloc d’interrogation. Je voyageais dans un flot d’interminables questions, mais j’en reviens au point du départ avec une seule réponse : le questionnement.
Tout d’abord, je tiens à avouer, tête fière, que c’est grâce à toi que ma vie a changé ; tu as magiquement transformé les points d’interrogation en deux points d’explication. Près de toi, j’ai pleinement senti mon existence parce que ton premier regard était un beau paradis où les mythes ont fait de moi un homme qui croit à la réalité de la beauté et à la simplicité de la vie.
Tu es l’architecte de mon cœur…Tes mots, mesurés, versifiés et cadencés, m’ont redonné l’espoir avec toute l’assurance d’une jeunesse éternelle, et ont éclairé les quatre coins de mon cœur que je croyais, avant, fait de pierre. Tu es l’étoile luisante qui m’a guidé dans l’immense désert où j’étais fourvoyé, tu es le vent qui a effacé les traces de mes peines sur le sable de mon passé brûlant. Chapeau haut, mademoiselle ! Tu as réussi là où Bonaparte a échoué : tu sais tout faire sans étude ni apprentissage mais par un secret naturel, par un don divin qui embellie davantage ton mystère. Tu es les sacrées lettres de l’amour écrites en or et lues dans l’une des plus belles nuits veillée par la lune que ton visage céleste égale largement en splendeur et fraîcheur. Sans toi, je n’existe pas. Loin de ton regard, je ne suis qu’une ombre et ainsi, je suis devenu prisonnier d’honneur dans tes mots, dans ta tendresse et dans ton esprit d’ouverture, comme un point ou une virgule dans l’un de tes poèmes.
Tes cheveux soyeux vacillent comme les mouchoirs des adieux sur les quais, comme un champ de blé caressé par le doux vent du printemps. Et les mèches, qui tombent sur ton front comme l’eau fraîche des cascades, forment les majestueux alphabets de la passion chaste. Tes yeux dont je ne trouverais jamais des pareilles, sont tellement profonds, si brillants à pouvoir s’y miroiter, et entourés par les plus beaux et les plus parfaits sourcilles que Dieu aurait créés. Ta bouche bien dessinée ne s’ouvre que pour prononcer la sagesse, d’une voix angélique, suave, douce….pareille à mille violons de gitans, plus harmonieuse que toute l’infernale chorale de Notre Dame De Paris.
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