Doppelgänger
Dans la catégorie : Nouvelles fantastiques
par Jay Lr
« Am I not now dying a victim to the horror and the mystery of the wildest of all sublunary visions? »
[Est-ce que je ne meurs pas victime de l’horreur et du mystère des plus étranges de toutes les visions sublunaires?]
« William Wilson »
par Edgar Allan Poe
En 1999, on reportait que plus de 54 millions d’américains sont atteint d’une maladie mentale.
C’est ce que je lis, en gros caractère gras, sur la brochure que mon médecin vient de me glisser à travers son bureau. Imprimé à la façon dont la couverture du Time nous demandait si Dieu était mort, ce titre coup de poing m’a probablement défoncé le crâne puisque mes idées sont brouilles et confuses. Je regarde mon médecin dans les yeux et lui dis qu’il se trompe, je ne suis pas fou, j’ai toute ma tête. Il me répond simplement que mon déni est normal et qu’un peu à la façon d’un deuil, je passerai par quelques étapes pour aboutir à l’acceptation de ma maladie. Il commence à me parler de médicaments qui contiennent presque tous la lettre « z », mais je ne l’écoute plus. Je me lève et je sors du bureau sans fermer la porte derrière moi.
La première fois que je l’ai vu, j’étais assis sur un banc attendant que ma fille et ma petite-fille viennent me rejoindre. Il marchait tranquillement dans le parc, les mains dans les poches de son manteau brun et portait un chapeau assorti et incliné vers l’avant qui cachait un peu sa figure. Il ne semblait ni triste, ni joyeux. J’avais bien remarqué la ressemblance, mais je ne l’avais eu dans mon champ de vision que pour quelques secondes et j’en avais conclu que lorsqu’on vieillit, on finit tous par se ressembler.
Malheureusement, je l’ai vu une deuxième fois, puis une troisième. La quatrième fois, il m’a adressé la parole, j’ai eu peur et je me suis sauvé. C’est à ce moment que j’ai décidé d’en parler. J’en ai parlé à Jack. Le problème est qu’en plus d’être un grand ami, il est mon médecin de famille et en bon médecin il a décidé de n’utiliser que la partie gauche de son cerveau lorsque je lui ai parlé de l’homme que j’avais rencontré. Cela donna la scène du dépliant.
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a écrit il y a 6 mois :