tiTexte.net, milieu de création pour la nouvelle et la poésie

LA VIE EST UN PIEGE SANS FIN

Dans la catégorie : Récits

Photo de François D'Assise N'Dah par François D'Assise N'Dah

        Je vous l’ai déjà dit. Nous vivons les temps derniers, le temps des temps, le temps où tout est folie, le temps où les mots sont vidés de leurs sens, le temps où les mots sont devenus aussi hypocrites que les hommes. Et il y a toujours une histoire à raconter…
        Mélissa était arrivée à vingt heures. A l’heure pile. L’heure, c’est l’heure.
        Au vestiaire, elle avait trouvé des jeunes filles moins âgées qu’elle en train de se piquer avec des seringues, le regard trouble ou absent. On lui proposa une panoplie de procédés, elle choisit les comprimés. En les avalant, elle ignorait ce qui l’attendait. Qu’importe, elle avait besoin de cet argent !
        Quelques instants plus tard, un homme au physique impressionnant fit irruption dans le local. Il s’approcha d’elle.
        — Tu es la nouvelle ? demanda-t-il.
        — Oui m’sieur, fit-elle, impressionnée.
        — Tu verras, ce n’est pas bien compliqué ce qu’on te demande. Il te suffit d’un peu de courage, c’est tout. D’ailleurs, je vais te faire une petite démonstration.
        Il fit alors signe à deux fillettes qui se présentèrent aussitôt. A peine treize ans. A son top signal, avec une terrible impudeur et une dextérité étonnante, elles le déshabillèrent avant de le conduire en moins de quinze minutes au royaume de l’extase. Il poussa alors un grognement de bête en agonie avant de se vider dans leurs bouches innocentes.
        Juste après, ce fut son tour…
        La vie est un piège sans fin, qui toujours se referme sur nous, impuissants.
        Mélissa a fait ça. Avec des chiens. Qui l’ont possédée. Sans ménagement. Comme une chienne. C’est ça. Comme une chienne en chaleur. Pour de l’argent.
        Que c’est dégoûtant ! Des hommes qui deviennent des chiens pour de l’argent.
        De l’autre côté de la baie vitrée, ils étaient encore là, ces hommes du pouvoir. Ces hommes au pouvoir. Sans cœur. Friands de plaisirs souillés. Plaisirs malsains. Plaisirs démoniaques. Ils brandissaient leurs sexes à pleine main. Comme des pistolets de cow-boys. Les faisant sucer par des minettes expertes. Comme des crèmes glacées. Ils ont joui en regardant ces chiens la posséder. Comme une chienne. Pour de l’argent.

« précédent 1 2 suivant »

Les commentaires

Affichage de 1 commentaires sur 1 commentaires

Photo de Enriet UttoEnriet Utto

a écrit il y a 3 ans :

La vie est un piège subtil sans pitié pour ses victimes.

 

Conditions d'utilisation
Les textes appartiennent à leurs auteurs respectifs. S'il vous plait, respectez le droit d'auteur.
Ce site est une réalisation de Dominic Bellavance.