LA FILLE DE LA SAINT-VALENTIN
Dans la catégorie : Récits
par François D'Assise N'Dah
As-tu jamais existé ?
Le vent me murmure ton pathétique message,
Mais je ne le comprends pas.
Sa voix est si enrouée, sa mine si triste. Tout est mirage.
Et je ne connais pas ton visage.
Il y a longtemps que je t’attends.
Ma vie est si triste sans toi.
Ô, sois sans crainte, femme ! Je te reconnaîtrai au premier regard.
Même sans t’avoir jamais vue.
IV
J’entends une voix lointaine
Qui murmure à mon oreille une pathétique confession.
Et voilà que du fond de mon âme,
Surgit une immense nostalgie.
De sa voix, j’ai créé une agréable chanson.
De son rire, j’ai confectionné un agréable bouquet.
De ses gestes, j’ai inventé une pathétique histoire d’amour.
Et voilà qu’à présent, il me faut lutter contre l’amertume,
Crier à mon cœur de cesser d’être triste.
Mais pourquoi faut-il toujours qu’on se souvienne
Des personnes dont l’image nous fait tant souffrir ?
Ah ! amour !
Souffrance impénitente.
Rancœur insondable.
Adieu ! béatitude.
V
L’Autre jour, j’ai rencontré une fille
Elle était tout aussi belle que toi.
Dans ses yeux étincelants,
J’ai vu défiler le film coloré de notre amour.
Dans le ruisseau de ses larmes,
J’ai vu flotter les murmures essoufflés de nos ébats.
Elle avait violé le secret de notre amour.
Elle savait toutes les péripéties de notre histoire.
Quand nos regards se sont croisés,
J’ai senti une partie de mon cœur s’évader et partir avec cette inconnue.
Oui, c’est vrai, il y a toujours une histoire à raconter. Surtout en amour…
Etc., etc.
Et depuis, quand je passe dans la rue, déclamant les poèmes sortis des tréfonds de ma solitude, on me traite de fou.
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